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10/09/2015

La crise agricole : silence et déni

SILENCE.

L'actualité nous ramène à l'agriculture intensive. Des agriculteurs ont défilé en tracteurs à Paris et Bruxelles. Ils accusent des systèmes économiques nationaux, européens, mondiaux (Que Poutine tousse et le prix de la viande française s'écroule), des systèmes qui réduisent leurs revenus, qui handicapent leur avenir. On les comprend.

0ui  mais dès qu'un débat de cette ampleur s'engage, tous les enjeux importants doivent être mis sur la table et non jetés aux oubliettes.Santé et environnement en sont. Se rappeler ici, par exemple, que 90% de nos rivières sont polluées par des pesticides et que 90% de ces pesticides proviennent de l'agriculture. Trois milliards d'aides de la nation pour mieux adapter les structures à de nouveaux contextes, d'accord! Trois milliards pour maintenir l'intensivité polluante d'élevages et de cultures, halte-là!

Des gens se sont auto proclamés et fait élire comme défenseurs de l'environnement, l'écologie: merci! Il s'en déduit qu'ils n'ont droit à l'existence, eux et les partis auxquels ils appartiennent que s'ils défendent prioritairement l'environnement et l'écologie. "Europe-Ecologie les Verts" monopolise, pour l'heure, la représentation électorale tout en n'assumant pas du tout cette obligation absolue et les clones qu'il engendre actuellement, à cet égard, ne soulèvent a priori aucun enthousiasme. Tendez l'oreille. Des grincements bruyants de crocs de loups qui chassent la bonne place politique; sur l'actuelle crise agricole, le silence des déserts.

 

DENI

L'émission " C dans l'air" du 3 Septembre sur la crise agricole. Une personne représente la FNSEA; nous supposons que ses propos correspondent bien à l'opinion majoritaire de ce  syndicat d'exploitants agricoles.

A un moment, elle s'indigne de ce que la France, pour la protection de la nature en fasse plus que ses voisins. Elle explique notamment que vis-à-vis de telle directive environnementale européenne, tel pays ne l'applique qu'à 40% alors que nous-mêmes l'appliquerions à 60%; cette situation serait FNSEAment scandaleuse : pour être  plus compétitifs nous devons absolument nous aligner sur la turpitude des autres.

Tout se passe comme si au sein des puissantes organisations syndicales, dans l'esprit de beaucoup - hélas! - de leurs adhérents, l'enjeu écologique n'existait pas, comme si la crise écologique n'était qu'invention de poètes.

Ce déni est une calamité pour notre société.

 

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